Marie Curie


MARIE CURIE

Bande dessinée parue aux éditions Naïve Livres le 17 septembre 2015.
Dessins : Stéphane Soularue.

En 1913, Marie Curie écrivait à sa nièce Hanna Szalay : « Au printemps
dernier, mes filles ont élevé des vers à soie. J’étais très malade encore et,
durant des semaines d’inaction forcée, j’ai longuement observé la formation
des cocons. Cela m’a énormément intéressée. Ces chenilles si actives, si
consciencieuses, travaillant avec tant de bonne volonté et de persévérance,
m’ont vraiment impressionnée. En les regardant, je me suis sentie tellement
de leur espèce – quoique peut-être moins bien organisée qu’elles pour le
travail. Moi aussi, j’ai toujours tendu patiemment vers un but unique. Je l’ai
fait sans avoir la moindre certitude que là était la vérité, en sachant que la
vie est fugitive et fragile, qu’elle ne laisse rien derrière elle, que d’autres
êtres la conçoivent tout autrement. »

 

Le nom de Marie Curie est aujourd’hui attaché à l’histoire de la France. Célèbre pour ses découvertes, ses deux prix Nobel, elle fut la première
femme à entrer au Panthéon pour ses mérites.
Stéphane Soularue et moi avons choisi de nous intéresser à sa jeunesse et au début de ses recherches. Il est bon de se rappeler que Marie Curie
avait 23 ans lorsqu’elle est arrivée en France pour y commencer ses études… Son éducation atypique, son parcours de Varsovie aux bancs de
la Sorbonne éclairent de manière sensible ce qu’elle appellera en 1913 « son but unique ».
Les questions soulevées par Pierre Curie lors de la cérémonie du prix Nobel en 1905, restent d’actualité. La maîtrise de la radioactivité a
bouleversé nos modes de vie, sans possible retour en arrière. Dans ce livre, il nous importait de rappeler que la découverte de ce phénomène
physique était l’œuvre de deux humanistes.
Les Instituts du radium de Paris et de Varsovie sont aujourd’hui des centres de recherche majeurs en cancérologie. Des scientifiques, toutes
nationalités confondues, y associent leurs efforts pour développer des thérapies innovantes.
En France comme en Pologne, l’œuvre de Marie Sklodowska Curie se poursuit.